L’œuvre présentée par notre maison d’Art est une gravure (sur bois) nommée “Les Simoniaques, Enfer 19, la Divine Comédie”, pressée entre 1959 et 1961 sous la supervision de Salvador Dali, signée de la main de l’artiste et numérotée sur 165 exemplaires.

Format du feuillet : 26 x 34 cm

Une œuvre singulière et rare faisant partie intégrante de l’œuvre la plus emblématique de la vie de l’artiste Salvador Dali.

Stairway to Heaven

En 1950, le célèbre surréaliste Salvador Dalí entame le projet ambitieux d’illustrer le poème épique de Dante du XIVe siècle sur l’au-delà, « La Divine Comédie », une commande de la Bibliothèque nationale d’Italie, finalement annulée en 1951 lorsque Dali aura réalisé les 100 premières aquarelles.

Dalí devra faire équipe avec l’éditeur français Joseph Forêt et sa société qui acquiert les droits, Les Heures Claires, pour transformer les 100 aquarelles en une série de gravures.

Une entreprise monumentale qui a nécessité près de 56 mois de travail continu où Salvador Dali fut pleinement impliqué dans chaque processus de la réalisation comme le consigne Eduard Fornés dans son livre paru en 2016 : « Dalí – Illustrator ».

Joseph Forêt, Salvador Dalí, and the engraver, Raymond Jacquet, examining one of the engravings from “The Divine Comedy.” (Photo credit: Eduard Fornés)
Salvador Dalí and Jean Estrade examine wood engraving proofs for “The Divine Comedy” during preparations for the exhibition of Dalí’s “Divine Comedy” watercolors at the Museum Galliera, Paris (May 19, 1960). (Photo credit: Eduard Fornés)

Le poème de Dante

L’œuvre “Les simoniaques” est évoquée dans l’Enfer de Dante et illustrée dans les gravures de Gustave Doré en 1862 :

“Suite du huitième cercle, troisième fosse : les prélats et pontifes simoniaques enfoncés dans des canaux ardents, sauf les jambes des derniers arrivés, qu’ils agitent flambantes au dehors. […]

Tous les simoniaques qui m’ont précédé sont passés par la fente de cette pierre, et sont ici au-dessous de ma tête. Je tomberai là bas à mon tour lorsque viendra celui pour lequel je t’ai appris quand je t’ai adressé ma brusque apostrophe.”

Extrait de L’Enfer de Dante Alighieri, illustré par Gustave Doré